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Saisie massive de stupéfiants en une semaine : Dakar fait de l’overdose
Ajouté le : 17/05/2014 - 17h:30 / Source :

C’est un coup de balai dans les cartels de drogue avec le démantèlement de plusieurs réseaux de trafic.

Overdose ! Dakar crack sous la succession d’époustouflantes saisies de chanvre indien. Ces dernières heures, les Forces de l’ordre ont secoué complètement les «cartels» de drogue qui ont du coup perdu leur baraka. Longtemps, les narcotrafiquants ont réussi à passer entre les mailles pour entretenir leur juteux business dans la capitale sénégalaise qui prend sa dose avec toutes les diversités de drogue. Fief des narcotrafiquants ? Sans doute. Même s’il n’y a pas encore de barons qui règnent en maître sur le marché national du trafic de drogue. 

Aujourd’hui, les Forces de l’ordre sont sur le qui-vive. Avant-hier, la gendarmerie a saisi … 800 kg de chanvre indien estimés à 48 millions de francs Cfa. Cette saisie de la gendarmerie de Keur Massar épissait davantage la réputation dakaroise de plateforme tournante du business des stupéfiants. Commandant de la légion de gendarmerie de Keur Massar, le colonel Alassane Bèye est abasourdi par la montée de l’audace des narcotrafiquants et le péril qui menace la jeunesse sénégalaise. Il dit : «4 mille kg de chanvre indien ? Faites  la comparaison avec 4 mille kg de cigarette. C’est combien de bâtons de cigarette ? Mais tout Dakar peut en fumer, il en resterait». «Nous connaissons l’origine de la drogue. En tout cas, nous ferons les propositions à notre autorité pour qu’on puisse accentuer un peu le contrôle sur les routes. Et il faut savoir que la lutte contre le trafic de drogue  est une priorité du Haut commandement de la Gendarmerie nationale», prévient le colonel Bèye, qui implore l’implication des populations pour éliminer le trafic de drogue.  Sans doute. 

Ces derniers mois, les Forces de l’ordre ont mis un coup sur le business des narcotrafiquants. Même s’ils n’ont pas encore renoncé à ce commerce illicite qui fait couler des  millions de francs sur le désastre d’une jeunesse accro aux stupéfiants. Le lundi, l’Office central de répression du trafic illicite de drogue (Ocrtis), secoué par l’arrestation d’un de ses éminents éléments pour trafic de cocaïne, a démantelé le 13 mai 2014 un réseau de dealers qui étaient sur le point d’écouler… 1 tonne  36 kg  de brown.  Récemment,  le commissariat de Yeumbeul a battu un record après avoir intercepté 1 tonne 500 kg en provenance de la Casamance en février 2014. En août dernier, une saisie «non négligeable» de 670 kg de cannabis a été opérée par la brigade de douane de Rufisque sur des trafiquants à bord d’un taxi. En octobre 2013, une saisie de 800 kg sur la Petite-Côte a été aussi réalisée.  «Notre pays est en train de courir le risque de devenir une plaque tournante du trafic sous-régional de drogue», redoute Mame Mactar Guèye, président de l’Ong Jamra qui persiste à tirer la sonnette d’alarme pour mettre davantage la pression sur les autorités. 

Dans la banlieue dakaroise, certains quartiers situés dans le ventre mou sont désormais sous la coupe réglée des dealers où on saisit de temps à autre quelques kilos de chanvre indien. En 2013, 4,5 tonnes de chanvre indien, 7 kg de cocaïne ont été saisis au Sénégal, d’après les statistiques officielles de la douane.  

Les métamphétamines sont au cœur des choix des consommateurs. Selon le représentant de l’Organisation des Nations-Unies contre la drogue et le crime (Onudc), Pierre Lafaque, qui lance l’alerte, le danger est d’autant plus grand que la prise en charge des drogués laisse à désirer. «Trouver de la drogue au Sénégal, au Togo, au Mali, c’est très facile. La drogue qu’on trouve le plus facilement, outre le cannabis, c’est le crack-cocaïne, un sous produit de la cocaïne qui est un des produits les plus additifs qui existe dans le monde et qui fait qu’on fabrique très facilement un zombie en 6 mois», souligne M. Lafaque. L’expert attire l’attention sur les risques qui pèsent sur les jeunes du continent. «Dans des pays où vous avez 30, 40 voire 50% de la population qui a moins de 25 ans, et quand on sait que généralement les drogués sont des gens qui ont moins de 25 ans, vous imaginez les impacts que cela peut avoir sur l’élite de ces pays».

 
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